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Vu en concert > 03 mars 2012
Initialement prévu à l'Aeronef, le succès de la programmation de Kasabian à Lille les a obligé à migrer au Zénith Arena. Un choix par défaut pour une salle sans doute un peu trop grande pour les accueillir, mais qui n'a pas eu raison du groupe ni de son public. Parce qu'il faut bien avouer que dans leur grande majorité, les fans du groupe ont répondu présent et n'ont pas manqué de reprendre chacun des grands titres des Anglais.

La première partie nous aura proposé Belakiss, qui aura beau présenter une fille à la guitare (mec, une fille à la guitare quoi), reste dans un rock très linéaire, un peu trop classique pour vraiment m'emballer ; pas mauvais du tout, juste un peu trop propre finalement. Le côté appréciable du Zénith, et il n'est pas à négliger, c'est que l'attente n'y est pas si longue (comprenez : on n'a ni besoin de fumer, boire ou remplir sa déclaration d'impots pendant l'entracte, une heure c'est trop).

Chroniques d'albums > 29 février 2012
Peut-on reprocher à un artiste de proposer quelque chose de nouveau ? C'est en substance la question que pose Given To The Wild, troisième album des Maccabees. The Maccabees, c'était un peu un des derniers espoirs de voir subsister cette brit-pop-rock nouvelle génération, un des groupes qui nous raccrochent encore à cette pop vitaminée des années 2000. Mais voilà, avec Given To The Wild, le groupe emmené par Orlando Weeks prend un tout autre virage, finalement très éloigné de Wall Of Arms, leur dernier album paru il y a trois ans et auquel j'ai beaucoup de mal à reprocher quoique ce soit...

Bon, là je placerais bien une petite blague sur le nom du groupe. Admettons : The Maccabees ne sont pas morts pour autant. Oubliés les titres imparables aux refrains incisifs des deux premiers albums, The Maccabees dépeignent ici un univers plus velouté, plus enveloppé, voire plus aérien. On peine presque à trouver des phrases magiques ou des riffs qui font mouche. Parce que cet album est déroutant à plus d'un titre (en effet, y en a 13. Merci pour tout.). Il n'est pas négligeable de dire que Given To The Wild gagne à être écouté plus d'une fois, mais encore faut-il avoir envie de lui donner une seconde chance.

A vrai dire, les chansons ne sont pas forcément déplaisantes, elles sont juste plus posées, si bien qu'on pourrait être tenté de descendre du train en pleine marche. Les montées en puissance sont moins expéditives, mais pas forcément moins intensives : le groupe aime nous servir des titres qui surposent les couches avant de décoller réellement. A ce jeu là, il ne faut pas cacher qu'il y en a pour tous les goûts, entre les morceaux qui donnent vraiment envie de se laisser faire (le sussuré Slowly One, l'emballant Ayla avec son intro de standard téléphonique, le final Arcadefiresque Grew Up At Midnight) et ceux, pas forcément désagréables mais un peu trop nombreux, qu'on aurait préférés écourtés (le doux Glimmer, Went Away).

Les effets sur la voix d'Orlando relèvent plus souvent de la truelle que de la pince à épiler : la réverb sur le pourtant très bon Unknow, et son final aux vocalises féminins a quelque chose de mystique. Le single Feel To Follow attaque sur une voix aiguë un brin bizarre, avant de résumer l'album en soufflant des rythmes chaud et froid, un peu comme sur Forever I've Known, un de mes préférés par sa chaleur et ses multiples rebonds. Il n'y a bien que Pelican, qui n'a pas été choisi comme single par hasard, pour nous rappeler avec son rythme soutenu et ses phrases ciselées qu'il s'agit bien d'un disque des Maccabees.

Il n'est pas impossible que j'aie déjà trop écouté cet album pour que mon jugement soit réellement objectif. Les écoutes ont été étonnées parfois, déçues aussi, perdues sans doute, finalement ravies. Et si on se demande où sont passés les Maccabees sautillants, il ne faut pas pour autant laisser de côté cet album qui offre une nouvelle facette au groupe.

Tracklist
1. Given to the Wild (Intro) / 2. Child / 3. Feel to Follow / 4. Ayla / 5. Glimmer / 6. Forever I've Known / 7. Heave / 8. Pelican / 9. Went Away / 10. Go / 11. Unknow / 12. Slowly One / 13. Grew up at Midnight

Durée : 52:51
Label : Fiction Records
Sorti le 6 janvier 2012 (UK)

Carnet de notes > 18 février 2012
Alors que At Drive-In remet le couvert en ce début d'année en annoncant notamment leur participation au Coachella en avril, les deux compères Cedric Bixler-Zavala et Omar Rodríguez-López relancent en même temps la machine Mars Volta. Comme d'habitude, le groupe n'a pas hésité à faire tourner la machine aux noms bizarres pour nommer Noctourniquet le prochain album à paraitre fin mars. On peut se demander s'ils n'ont fait tourner que ça.

En attendant, The Mars Volta vient de publier le premier extrait de cet album avec The Malkin Jewel, un condensé de ce que j'aime dans ce groupe, avec un côté barré mais surtout pas trop expérimental du style "Tu comprends pas ce qu'on fait ? Bah nous non plus". Bixler-Zavala y joue plus d'intonations que Nicolas Canteloup ne sait en faire, sans compter l'avantage que Nikos ne lance pas chacun de ses passages. Bon, d'accord, ça manque peut-être d'humour foireux (quoique "Noctourniquet", franchement, les gars...), mais pour le coup, voici un titre bien foutu, et c'est déjà pas mal.

Carnet de notes > 05 février 2012
J'ai plusieurs fois évoqué la force d'une chanson ou d'un album pour retourner à un endroit ou une époque précise ; cette sensation qu'en une écoute, en quelques notes, tout un univers de souvenirs remonte à la surface. C'est précisement le cas avec le tube de Black, Wonderful Life. Ou plutôt, ça l'était.

Parce qu'à refaire le chemin, mon histoire avec cette chanson commence vers 1988, quand après une première sortie single passée inaperçue deux ans plus tôt, le titre de Colin Vearncombe alias Black trouve enfin le succès auprès du public Français. Un très bon titre, pas exceptionnel non plus, mais assez plaisant pour squatter les ondes de l'époque. Et en pleine période de découverte musicale, entre deux briques de Lego, Black passait par là.

Carnet de notes > 29 janvier 2012
Notre cher ami Gary, qui a cette année lancé avec succès et talent son blog Ocean Of Noise, a proposé à quelques bloggeurs dont je fais partie, de réaliser un top albums pour l'année 2011. C'est non sans mal que ce classement a enfin vu le jour, et est consultable sur Ocean Of Noise.

Vous vous en douterez, mon vote n'a eu que peu d'influence sur le résultat final, mon top album (à lire ici pour les retardataires) étant bien éloigné du goût des autres participants. A noter que si mon unique vote pour Gotye a réussi à le faire entrer à la 25e place, je n'ai rien pu faire face à la suprématie d'un Wu Lyf auquel je ne trouve toujours pas le moindre charme...

Histoire de finaliser tout ça, Gary nous a concocté une playlist avec 25 titres, un pour chaque album de ce top :

Les participants :
Denis de Pichenettes
Dine de Sound Of Violence
Gary de Ocean Of Noise
Lily de Once Upon A Pop Time
Lisa de Funk You Dear
Maeva de In The Name Of The Kids
Margaux de Dead Disco Dancer


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