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Vu en concert

[Live] Depeche Mode
@Lille, Stade Pierre-Mauroy - 29 mai 2017

Il y a, pour ma part, deux façons d'aborder le concert de Depeche Mode qui vient de se dérouler au Stade Pierre-Mauroy de Lille Villeneuve d'Ascq (score à la mi-temps : 0-2). Les anglais, dans la frange "tournée des stades" de leur Global Spirit Tour, venaient défendre leur 14e album studio sorti au printemps, Spirit. Je m'excuse ici de ne pas placer plus de mots sur la première partie assurée par The Horrors (album de l'année NME 2009 QUAND MÊME OK ?), l'atmosphère tendue du parvis, les lumières plein phare sur le public et l'arrivée bien trop tardive dans la salle m'ont totalement fait zapper leur prestation.


D'un côté, il y a forcément ce bonheur pour le public nordiste de revoir un groupe qui avait annulé au dernier moment sa présence dans la capitale haut-de-française (merde on dit comment au fait ?) lors de la dernière tournée à l'occasion de la sortie de l'album Delta Machine. Pas échaudés par cette mésaventure qui, rappelons-le, était due officiellement à un souci de température dans le stade (tu l'as ?), les lillois ont sorti leurs plus beaux t-shirts Exciter Violator et ne se feront pas prier pour reprendre les principaux titres du groupe. Chauffée à blanc par près de 45 minutes d'une boucle électro, la foule ne tient plus quand le groupe monte sur scène après que Revolution des Beatles ait retenti dans la salle. Dave Gahan lance un "Good Evening Lille" qu'on regrette déjà qu'il n'ait pas tenté le "Goude Eveningue Villeneuve d'Eusque". Le début du concert sera fidèle à l'ambiance un peu blues qui émane de Spirit : à l'intro Going Backwards succède So Much Love avant d'enchaîner sur le toujours excellent Barrel Of A Gun, manquant certes un peu de peps, mais tout à fait acceptable dans cette mise en marche progressive.

Setlist

Going Backwards
So Much Love
Barrel of a Gun
A Pain That I'm Used To
Corrupt
In Your Room
World in My Eyes
Cover Me
A Question of Lust
Home
Poison Heart
Where's the Revolution
Wrong
Everything Counts
Stripped
Enjoy the Silence
Never Let Me Down Again

Pause pipi

Somebody
Walking in My Shoes
Heroes (David Bowie)
I Feel You
Personal Jesus
La setlist des concerts de Depeche Mode suit invariablement la même rengaine depuis des années : un tiers de nouvelles chansons, un tiers de chansons incontournables, un tiers de chansons un peu plus inattendues. Les titres issus de Spirit ont forcément moins de répondant, bien sur par leur nouveauté mais aussi par leur côté plus lent. On saluera quand même l'effort de Gahan pour haranguer le public lors de l'interprétation des deux titres dont il est co-auteur, Poison Heart et Cover Me. Bizarrement, c'est presque Where's The Revolution, single porteur du dernier album, qui se trouve coincé au milieu du set dans une version courte presque jouée parce qu'on est obligé, c'est le single tu vois. Du côté des chansons inattendues, Depeche Mode n'a pas hésité à aller piocher dans le moyen Sounds Of The Universe pour en extraire Corrupt pour ce qui constitue la seule vraie surprise issue de leur répertoire.

Pour le reste, le groupe a misé sur des valeurs sûres, en ressuscitant Everything Counts qui n'a pas son pareil pour être repris par le public ou en choisissant Stripped pour l'inexorable touche Black Celebration. Les sons plus lourds de Wrong et de A Pain That I Used To, même dans une version remixée pas franchement indispensable, se fondent parfaitement dans l'ambiance de Spirit et complètent bien la setlist. Et bien entendu, il y a les titres qui semblent imuables à tout concert de Depeche Mode : Enjoy The Silence, le tryptique I Feel You / Walking In My Shoes / In Your Room, Never Let Me Down Again, Personal Jesus...

Là, c'est le côté fan depuis tant d'années qui prend le dessus. S'il est difficile de reprocher objectivement quelque chose au groupe lors de ce concert, je reste sur ma faim sur le choix des chansons qui sortent un peu de l'ordinaire. J'ai toujours pensé qu'il était normal qu'un groupe joue en concert les titres que le public est en droit d'attendre, parce qu'ils sont connus, parce que ce sont des tubes, parce que l'ambiance sera assurée aussi bien pour le fan inconditionnel que pour l'auditeur occasionnel. Je noterai seulement que les breaks, les arrangements, les interprétations n'ont que peu changé ces dernières années. Aussi, il se s'agit pas de demander à remplacer un giga-hit par une face-B inconnu d'un pressage allemand, mais j'aurais sans doute préféré d'autres choix que Everything Counts dont la naïveté originale colle peu à l'interprétation d'aujourd'hui, Corrupt qui n'est pas si mauvaise mais pas indétrônable, voire Stripped ou A Question Of Lust.



D'ailleurs, difficile de ne pas être frustré face au choix des chansons du fameux "Moment Martin", ce passage du concert où Martin Gore prend place derrière le micro. On sait que sur les dernières tournées, il n'a pas hésité à s'éloigner des évidences (But Not Tonight, Blue Dress, Shake The Disease si on veut), aussi le choix des deux épurées A Question of Lust et de Somebody, deux des chansons que j'aime le moins parmi celles qu'il interprète habituellement, me déçoit. Son troisième titre, Home, que j'aime pourtant fort d'amour mais qui ne surprend plus, semble être devenu une valeure sûre puisque reprise en choeur par le public habitué [1]. Je ne bouderai cependant pas mon plaisir devant la qualité de l'interprétation, qui, comme celle de Dave Gahan sur l'ensemble du concert, m'a semblé moins surjouée que lors des précédentes tournées que j'ai pu voir.

Nous passerons quand même sur la reprise de Heroes de David Bowie en rappel, qui, si elle a le mérite d'exister, m'aura valu de la part de mon accompagnatrice une réflexion des plus définitives : "On aurait dit une reprise par U2".

Tout est bien huilé dans ce concert ; un peu trop, peut-être. On ne peut pas en vouloir à un groupe qui peut prétendre remplir des stades de spectateurs tous debout à la fin du spectacle, à reprendre des refrains mille fois entendus. On aurait juste aimé un peu plus de folie, mais est-ce que finalement, ce n'était pas juste ça, lorsqu'on a enfin vu Fletch sur grand écran au bout de 30 minutes de show ?

Notes du bas de la page (ou un peu avant)
[1] Bon faut dire que Martin a chanté It Doesn't Matter Two lors de mon premier concert, donc forcément je vais avoir du mal à trouver mieux
Écrit par mbfcs2 | Publié le 01 juin 2017, mis à jour le 01 juin 2017


Commentaires battus
Posté par nicobillou, le 23.07.2017 à 17:16 [#1]
tu aurais pu venir me dire bonjour c'était moi qui promenait le tapir (le mec en tshirt waikiki)
Ajoutez votre prose ! (lâch t komm)
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