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Chroniques d'albums

Action Dead Mouse - Revenge Of Doormats And Coasters (2009)

TRACKLIST
1. Tom Cruise Told Me Dan Savio Is Not Dead / 2. Concerto for One Hand Clapping / 3. Doormats and Coasters / 4. 2nd World Warhol / 5. Room 121 / 6. Dancing Paper Solo / 7. 25 Hours In a Day / 8. Another Sad Messiah Part 1 : Last Night I Thought About Motivations / 9. Incredibilecrazyranetotale / 10. Consequences Glasses: 3$ a Pair! / 11. Timbaland Vattkoppor (Fuck Oranges, Choose Apples!)

Label : Candyassault / Sorti le 14 septembre 2009

Par principe, je n'aime jamais proposer une resucée d'un article d'un autre site. Les seules exceptions que je m'autorise, c'est quand il s'agit d'un sujet si bon que j'ai envie de le partager à mon tour. -Twist-, qui n'est pas à son coup d'essai concernant ma découverte d'artistes (mon amour pour Broken Records, c'est lui), m'a claqué cette fois dans les oreilles via son blog Revenge Of Doormats And Coasters, dernière production des Italiens de Action Dead Mouse.
Oui, énoncé comme ça, c'est obscur. On se demande où il va chercher tout ça, mais on s'en plaindra pas. Et pour cause, il s'agit là d'un disque quasi instrumental où viennent se perdre quelques phrases de temps en temps, pas le genre de disque à être en tête de gondole. Et pas forcément entre toutes les oreilles non plus, puisque le genre est spécial : officiellement, il est baptisé Math-Rock ; en pratique, il se définit grossièrement comme de longues vagues instrumentales qui se succèdent, jouant avec les rythmes, les reprises et les contre-temps. Les compositions s'axent principalement autour du quatuor batterie / basse / guitare / violon (enfin, alto) où s'invitent, à parfaites doses homéopathiques, trombones, cordes et donc, voix. Et comme le précisent les crédits, une "powerful voice". Parce qu'en effet, si la (rare) voix est étouffée, elle n'en est pas moins puissante. Les productions en sortent bonifiées, prenant toute l'énergie du chant au passage.

Difficile de parler de cet album en en différenciant des parties, en sélectionnant un élément précis. Les onze titres semblent former un ensemble homogène, certains s'enchaînant même sans le cacher. Les compositions étant à tiroirs, complexes mais sans le mal de tête, on oublie assez vite la notion de découpage qui se résume ici aux changements de paroles et de rythme. Pour le reste, on se laisse porter du début à la fin par un même courant. Alors, bien sur, on arrivera à différencier certains passages, à noter les montées finales des titres, mais tout cela semble s'enchaîner si parfaitement qu'il semble impossible de ne piocher qu'une partie pour l'extraire.

Revenge Of Doormats And Coasters évite même l'écueil des albums instrumentaux qui se veulent une débauche d'instruments sortis de nulle part, où le groupe veut prouver qu'il est capable de tout faire. Au contraire, en se concentrant sur une base assez simple et en sachant la faire évoluer par petites touches, Action Dead Mouse a réussi un album sincère. Les noms des chansons ainsi que la présentation des instruments dans le livret ("guitar, selfmadechoir, loopsididitagain, plaintscalledvoices") prouvent qu'ils sont loin de se voir trop beaux. Ici, on préfère se laisser emporter plutôt que de chercher à contempler les architectures complexes des compositions, et, ça, c'est plutôt une bonne façon d'aborder la musique. Mais ce postulat a sa contre-partie : difficile de prendre le wagon en marche, surtout si on reste hermétique au style instrumental et à la mise en place en douceur d'un titre (la majorité des productions atteignant les cinq minutes, c'est long quand on aime pas).

D'ailleurs, Revenge Of Doormats And Coasters est un album finalement assez troublant. Son écoute se révèle assez spéciale. Par son aspect essentiellement instrumental, on se plait à le laisser défiler ; c'est comme un accompagnement sonore qui viendrait nous prendre par la main pour les moments plus intenses, et ne ferait que nous suivre le reste du temps, sans pour autant se faire oublier. C'est comme une musique d'ascenseur, mais un ascenseur plaqué or, avec du marbre dedans, mais aussi avec un coin confortable, où on se sent bien, et où on est libre de sauter sur place comme un fou le moment venu. C'est un disque à la fois doux, nerveux et intense, et pourtant sans arabica. C'est un de ces disques indémodables vers lesquels on aime revenir régulièrement, un disque qu'on aime avoir comme alternative aux albums de chansons "traditionnels". C'est un disque à mettre à part, mais jamais trop loin.
Écrit par mbfcs2 | Publié le 21 octobre 2009


Commentaires battus
Posté par mr.suaudeau, le 26.10.2009 à 01:13 [#1]
L'intro de 2nd World Warhol, j'ai cru que c'était Foals. Un riff typique du math-rock, même si j'arrive pas moi-même à définir ce style, mais c'est un truc qu'on sent quand on a un Bac S, comme 99% des nazes qui parcourent ces pages. Dans ce style j'aime bien la recherche de la dissonance qui va quand même bien s'imbriquer dans la compo, ce que faisais avec génie Jeff Buckley, mais le côté scientifique était alors noyé dans un océan d'émotions, donnant ce supplément d'âme qui change tout.

Très intéressant en tout cas, ce Action dead mouse.
Posté par mbfcs2, le 26.10.2009 à 10:34 [#2]
En fait de BacS, c'est surtout la sensibilité naze qui est l'honneur. C'est un style qu'un non-naze penserait accorder à un jazzman alcoolisé.
Voilà, le seul reproche qu'on pourra faire, c'est que le style est clairement affiché, du coup si on n'aime pas ces changements assez bruts - et encore - de rythmes, ça déconcerte. Mais les mecs ont fait en sorte de ne pas en faire un album strict, ils ont bossé les enchaînements, les voix, les instruments. Et je suis sur qu'on y gagne à écouter l'album en entier (y a deux titres en écoute sur le blog de Twist [entre autres])
Posté par -Twist-, le 10.11.2009 à 01:53 [#3]
Bordel, j'aurais aimé pouvoir écrire ça:

"C'est comme une musique d'ascenseur, mais un ascenseur plaqué or, avec du marbre dedans, mais aussi avec un coin confortable, où on se sent bien, et où on est libre de sauter sur place comme un fou le moment venu. C'est un disque à la fois doux, nerveux et intense, et pourtant sans arabica. C'est un de ces disques indémodables vers lesquels on aime revenir régulièrement, un disque qu'on aime avoir comme alternative aux albums de chansons "traditionnels". C'est un disque à mettre à part, mais jamais trop loin."

:'(
Posté par mbfcs2, le 12.11.2009 à 12:12 [#4]
Ah, quand je me lâche j'écris parfois des trucs bizarres en effet. Cela dit, ton article m'a donné envie d'aller plus loin, au final je l'ai acheté 3-4 jours plus tard, je pense que le rendement est quand même sacrément bon !
Ajoutez votre prose ! (lâch t komm)
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