Quoi ! Vous n'êtes pas connecté ! Mais c'est fou, ça, oh, eh.
» Vite ! Je veux m'inscire !
» Vite Vite ! Je veux m'identifier !
Les derniers commentaires >
s'ils l'ont dit, c'est q'c'est vrai

Membres connectés
Bah... Personne!
Fl'URSS des articles
Contact
Besoin d'un crédit ? Je peux pas vous aider. En revanche, pour toute remarque ou preuve d'affection, vous pouvez me contacter via mbfcs2 arobase hotmail point com. Love. (sinon y a aussi via michelin, mais là c'est pas super drôle)
-
Icones :
famfamfam
Trees :
~getfirefox






Chroniques d'albums

Gotye - 2006 - Like Drawing Blood

TRACKLIST
1. Like Drawning Blood / 2. The Only Way / 3. Hearts A Mess / 4. Coming Back / 5. Thanks For Your Time / 6. Learnalilgivinanlovin / 7. Puzzle With A Piece Missing / 8. Seven Hours With A Backseat Driver / 9. The Only Thing I Know / 10. Night Drive / 11. Worn Out Blues /
Imaginez que vous piochez une dizaine de titres au hasard dans votre médiathèque, qui bien entendu ne regorge que de bons titres (il s'agira de ne pas tomber sur le Britney Spears que vous planquez), et que, bien que dans des styles bien différents, le tout se combine pourtant parfaitement. C'est un peu l'impression que donne ce Like Drawing Blood, au détail essentiel du fil conducteur, la voix de son interprète, Gotye, qui sait partir dans toutes les directions sans jamais se perdre (il doit avoir un bon GPS). Gotye, dont j'avais déjà parlé ici pour le titre Hearts A Mess, et qui, bien que basé en Australie, a des origines Belges, plus précisément Flamandes, si bien qu'il tire son nom d'artiste, Gotye - en bien prononcé, Gaultier -, de la traduction francophone de son vrai prénom, Wouter, un prénom qui n'est sexy que pour un joueur de l'Ajax d'Amsterdam.
Like Drawing Blood fait partie de ces albums patchwork que j'aime beaucoup, un peu à l'image du Great Blue Scar de Yann Destal, et dont il est difficile de tirer un titre tant les morceaux semblent former un tout. Histoire de conforter un peu plus cette idée, l'album ouvre sur une courte intro qui sert essentiellement de mise en bouche, même pas vraiment musicale, juste histoire de dire que c'est le moment d'attacher sa culotte, ça va décoller. Le tout est un régal pour les monteurs d'émissions télés, notamment par les passages instrumentaux que Gotye n'hésite pas à appuyer, dans des compositions qui, mis à part le doo-wee-doo-wap aux accents 70's Learnalilgivinanlovin (qui ferait une très bonne bande son pour une pub Ricoré), atteignent quatre minutes. On est bien loin donc du standard couplet / refrain c'est-dans-la-boîte, c'est même tout le contraire, mélangé, torturé, mais pas déstrucutré pour autant.

Par exemple, Thanks For Your Time joue sur un riff sur les effets de voix simulant un appel téléphonique, des dialogues, des réponses, et même des attentes. Passée l'intro, The Only Way qui évoque immanquablement Beck se sera déjà chargé d'alterner les phases de chant et de jeux d'arrangements musicaux aux allures expérimentales. Plus loin, Like Drawing Blood s'offre une pause cool-man avec le dubesque Puzzle With A Piece Missing et l'instrumental lancinent, comme un reggae des années 60, Seven Hours With A Backseat Driver. Gotye se paye même le luxe d'inventer le concept de world music aérienne sur Night Drive qui s'offre un joli emballage final à cette ballade nocturne.

L'album reste empreint d'une certaine image sombre qui ressort dans les compositions plus pop, ne serait-ce que dans ce Night Drive. The Only Thing I Know prend le temps d'installer un décor lourd, d'y plaquer la voix trafiquée, de relancer puis adoucir le tout sans pourtant en faire des caisses ; Coming Back a des allures de tango-rock sous les arrangements encore une fois parfaits. Et le meilleur pour la fin, Hearts A Mess, pièce de six minutes qui nous débarque dans un univers fantastique, assez bien mis en image par la vidéo, même si c'est toujours dommage d'imposer une idée à l'imaginaire, surtout quand il est nourri comme il l'est sur ce titre aussi inquiétant que planant (ce qui serait une bonne définition pour un film catastrophe avec un avion).

La force de ce Like Drawing Blood est de nous emmener un peu partout sans jamais voir la qualité des titres au rabais, d'attirer dans des coins perdus, des chemins tortueux dans jamais être dans le brouillard (ou dans une composition tactique Havraise). Un album qui s'écoute de préférence d'une traite, à classer dans les albums qui créent une ambiance particulière dans laquelle on bien envie de remettre le nez plus souvent (non, pas comme la coke, non).

Clips

  Hearts A Mess



  Learnalilgivinanlovin



  Coming Back

Écrit par mbfcs2 | Publié le 04 avril 2009


Commentaires battus
Posté par mr.suaudeau, le 04.04.2009 à 22:32 [#1]
J'ai regardé que le clip de Hearts a mess là... Mais pourquoi tu m'as pas filé cette chanson au lieu de me fourguer une bouse? Là c'est vraiment pas mal, même si je sens qu'il vaut mieux pas écouter ça distraitement. Il a un peu la voix de Sting quand il pousse.
Posté par mbfcs2, le 04.04.2009 à 23:20 [#2]
Euh, bah je t'ai dit, j'ai regretté parce que c'est celle là qui m'a attirée. En fait je t'avais passé The Only Thing I Know parce que je l'avais écouté une fois en me disant "tiens le jeu de gratte ça pourrait plaire à Alex", et puis en fait pas du tout. Surtout, faut savoir que la version clip est coupée de partout (à la Interpol), qu'elle dure bien 6 minutes normalement et que c'est tout sauf long.
Posté par Qui©he, le 05.04.2009 à 04:07 [#3]
Je sais ça aucun rat porc mais sur le moment j'ai cru lire "Love Like Blood" :-))
Ajoutez votre prose ! (lâch t komm)
Nom :
E-mail (facultatif) :
Recopiez le prénom :
Votre commentaire :

 S'abonner au fil RSS des commentaires de cette page
C'est bon de revenir chez soi

© nazejournal.com, un site qu'il est bien.
Depuis le 10/04/2000. Déjà. Eh oui.
et aussi > Portfolio | le NazeBlog | à propos du NazeJournal | des nouvelles d'El_ChiCo
et des vieux trucs > Le studio | Euro2008 | TP131OnTheWeb