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Chroniques d'albums

Brian Wilson - 1966/2004 - Smile

TRACKLIST
1. Our prayer - Gee / 2. Heroes and villains / 3. Roll Plymouth rock / 4. Barnyard / 5. Old master painter / 6. You are my sunshine / 7. Cabin essence / 8. Wonderful / 9. Song for children / 10. Child is father of the man / 11. Surf's up / 12. I'm in great shape - I wanna be around - workshop / 13. Vega-tables / 14. On a holiday / 15. Wind chimes / 16. Mrs O'Leary's cow / 17. In Blue Hawaii / 18. Good vibrations /
Il est des albums qui font évoluer la musique pop, qui transcendent le genre pour créer une œuvre à part, Sgt Pepper des Beatles et ses compositions psychédéliques fut de ceux la, Revolver ayant montré la voie. Ils ne furent pas les seuls.
Enregistré en 1966, le chef d’oeuvre des Beach Boys, puisque c’est du mythique album SMiLE dont il s’agit ici, aurait du etre publié l’année suivante. Soit en 1967, pour les moins doués en arithmétique d’entre nous.

Brian Wilson, assumant l’échec commercial de ce qui reste un album référence pour tout amateur de musique pop digne de ce nom, à savoir Pet Sounds, une collection de 13 perles aux mélodies et aux arrangements vocaux rarement surpassés (voire jamais, diront les fans des BB les plus hardcores), Brian Wilson disais-je, remit le couvert pour un nouvel opus qui devait se démarquer de son prédécesseur, inspiré par ses maîtres Gershwin et Phil Spector.

Un nouveau chef d’oeuvre, ou figurerait entre autre le fantastique single Good Vibrations (une mini symphonie à lui seul, ayant nécessité 6 mois d’enregistrement studio, dans 5 studios différents, représentant quelques 90 heures de bande, le tout pour la somme de 60.000 dollars de l’époque) qui se vendra à 400.000 exemplaires en quatre jours, excusez du peu, philippe risoli ne faisait pas encore de musique à l'époque.

Hélas, le projet le plus ambitieux du mentor des frères de la plage n’aboutira pas. Le puzzle que constitue SMiLE ne semble pas vouloir se compléter, comme l’atteste les nombreux bootlegs des prises studio de l’époque. A cela plusieurs raisons : Brian est complètement parano, sombre dans la dépression (l’album Revolver des Beatles, ses grands rivaux, l’achèvera un peu plus), le LSD qu’il ingurgite comme d’autres les litres de coca vanille aura raison de sa santé mentale, et il préfèrera se coucher dans un lit qu’il ne quittera que trois ans plus tard…quelques morceaux, réenregistrés, verront tout de même le jour dans divers albums des Beach Boys, dont Smiley Smile.

37 ans plus tard, après quelques albums solos sympathiques contenant parfois des joyaux, Wilson et son nouveau groupe, The Wondermints, créent l’évènement : la « symphonie adolescente dédiée à Dieu », qui devait être la réponse des Beach Boys au Sgt Pepper des Beatles, est réenregistrée et complétée, au prix d’un gros travail archéologique.

SMiLE 2004 est un album magnifiquement orchestré, qui contient des monuments tels qu’Heroes And Villains ou encore Surf’s Up, la voix de Brian a beaucoup vécu mais s’en tire avec les honneurs, et les harmonies vocales des Wondermints, qui, sans surpasser celles des BB (mais qui les en blâmera) restent sublimes. Van Dyke Parks, l’acolyte de l’époque, poète de son état, qui avait écrit l’ensemble des lyrics de l’époque, est aussi de l’aventure, et complète les morceaux inachevés.

Le disque est divisé en trois mouvements, transcription musicale de l’histoire américaine, de l’Europe méditerranéenne des émigrants à Plymouth Rock, puis de plus en plus à l’Ouest, l'évocation de la rencontre avec les populations indiennes, thème de la perte de l'innocence, allusions politiques (la guerre du Vietnam dans "Heroes & Villains"), les lyrics de Van Dyke Parks mélangent absurde et poésie et traitent des grands idéaux du rêve américain (l’innocence, la foi, l’espoir, la confiance en l’avenir ) qui contrastent avec l’image contemporaine de ce pays, peu enclin à la paix ces temps ci…une sorte de mini-symphonie spirituelle, en somme.

SMiLE, l’arlésienne pop, aboutie et intemporelle, est une pièce maitresse de la pop moderne. comme le disait si bien Leonard Bernstein, « Tout cela, c'est le Bach, le Mozart d'aujourd'hui ».

Cet article est dédié au musicien Markus Sandlund du Stockholm Strings ’n’ Horns qui joue sur SMiLE, disparu dans le raz de marée thailandais.
Écrit par Axl | Publié le 28 janvier 2005


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