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Chroniques d'albums

Tegan & Sara - Sainthood (2009)

TRACKLIST
1. Arrow / 2. Don't Rush / 3. Hell / 4. On Directing / 5. Red Belt / 6. The Cure / 7. Northshore / 8. Night Watch / 9. Alligator / 10. Paperback Head / 11. The Ocean / 12. Sentimental Tune / 13. Someday

Label : Warner Bros / Sorti le 2 novembre 2009

Avoir l'impression de connaître un album à la deuxième écoute est-il signe que l'album est bon ? C'est une question à se poser à propos du nouvel album de Tegan & Sara, Sainthood, le sixième des jumelles canadiennes. Un album qui doit faire suite à The Con dans lequel les soeurs Quin s'étaient orientées vers des chansons personnelles, quitte parfois à délaisser leur habituelle power pop. Autant le dire de suite, les treize chansons de Sainthood laissent beaucoup moins de répit, offrant une galerie de titres énergiques.
Pourtant, il ne s'agit en aucun cas d'un album qui tourne en rond, profitant notamment de l'écriture séparée des jumelles qui offre presque deux visions différentes de Sainthood. En tapant directement dans le registre de la power-pop, Tegan & Sara se sont visiblement concentrées sur ce qu'elles savent faire le mieux, emballer une chanson sur quelques accords de guitare et surtout sur des paroles tirées au cordeau. Il faut dire que pour placer treize chansons en 42 minutes, les titres ont tout lieu d'être explosifs. Alors, avec un peu de recul, on constatera que le jeu favori des jumelles est de calquer le schéma "chanter un couplet puis répéter une rengaine jusqu'à l'essoufflement" sur des envolées de guitare folk.

Mais si on s'attendait à voir des chansons s'étendre à l'infini, voire se perdre dans des méandres de mélomanes, on s'est assurément trompé de crèmerie. Les soeurs Quin ont pris le pari de poser un univers à travers quelques notes ou quelques intonations ; broder sur les sons des paroles y est leur jeu favori. Les dédoublements de voix où celle plus enfantine de Sara vient jouer avec celle, plus grainée, de Tegan, ne sont pas rares ; la plupart est heureuse. Les profs d'Anglais seront bien tristes s'ils cherchent des phrases avec multiples C.O.D. : Tegan & Sara s'amusent avec les mots, et s'ils sont monosyllabiques, c'est encore mieux.

Les chansons écrites par Tegan sont d'ailleurs celles qui s'en amusent le plus : il suffit d'écouter le refrain du single Hell pour s'en convaincre, Don't Rush dont les couplets ("Don’t block / bad idea / you’ve been so good I hear / don’t rush") sont calqués sur la rythmique ou, plus flagrant encore, les deux minutes d'un Northshore qui laisse l'impression d'un excellent hymne punk chantée par une ado en mal de Converse. Son grain de voix, plus chargé que celui de sa soeur, lui permet de débiter les paroles de Someday comme un lent flot d'émotions ou de teinter de mélancolie le magnifique The Ocean sur une musique et un chant pourtant plus qu'entrainants.

Les titres de Sara, eux, apportent le pendent plus posé de Sainthood. En jouant sur la répétition des paroles, les titres n'ont pas besoin de longtemps pour décoller : les "over you" en boucle d'Alligator qui s'arrêtent au moment où on se demande si le disque n'est pas rayé, les couplets de On Directing ou d'un Sentimental Tune dans lequel Sara joue elle aussi des mots, y'a pas de raison ("Oh now you know you know it now (...) Unnerved, the nerve, you’re nervous, nervous that I’m right"). C'est également sur ces chansons qu'on prend conscience que les soeurs Quin arrivent à construire un univers sur deux minutes, trois quand c'est cocktail ; on aurait tort de mettre de côté les arrangements (Chris Walla, de Death Cab for Cutie est encore de la partie) et, paradoxalement, la construction des chansons qui annoncent la couleur sans coup férir.

Et si on pourra toujours regretter que les répétitions offrent de quoi prolonger des chansons qui ne l'auraient peut-être pas mérité, elle mettent en valeur tant d'autres que le procédé est loin d'être mauvais. Mieux encore, il sied à merveille au monde de Tegan & Sara où il s'agit de se prendre en pleine tête des bombes de power-pop acidulée bien corsées. Pour ça, on peut dire que la mission est accomplie, et les quelques faiblesses de Sainthood sont largement compensées par tant de mélodies. Celles qui restent en tête jusqu'à la prochaine écoute, au moins.

Clip

  Hell

Écrit par mbfcs2 | Publié le 17 novembre 2009


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