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Chroniques d'albums

Anna Ternheim - 2006 - Separation Road

TRACKLIST
1. Intro / 2. Girl Laying Down / 3. Today Is A Good Day / 4. Such A Lonely Soul / 5. Calling Love / 6. No Subtle Men / 7. Lovers Dream / 8. Feels Like Sand / 9. Tribute To Linn / 10. One To Blame / 11. Halfway To Fivepoints / 12. Lovers Dream (Naked Version) / 13. China Girl (Bonus Track) / 14. Black Widow (Naked Version) /
Il arrive certaines fois où je suis pris de poussées de folie, et dans un élan de générosité envers moi-même, je décide de trier un peu les fichiers de mon ordinateur, entre mp3 téléchargés à l'arrache et photos à la con chopées sur le net. Ça fait gagner de la place, et on retrouve certains documents dont on avait récursivement repoussé la lecture à la semaine d'après.
Le rapport avec Anna Ternheim ? Devant un magazine numérique que j'avais relégué dans un dossier perdu, une furieuse envie de cliquer me pris l'index, et m'amena sur une interview de la suédoise. C'est le genre de rencontre impossible, puisque la lecture de l'article n'est que le fruit d'une photo que j'ai trouvée magnifique. J'ai toujours pensé que l'univers pictural autour de l'artiste (notamment l'artwork) était vraiment important, et c'est encore une fois une preuve flagrante que pour moi, les deux sont liés.

Et puis c'est l'enchaînement classique, recherche sur les habituels YouTube, Deezer, les clips, les interviews, et jusqu'à l'achat de deux albums, Somebody's Outside et celui-ci, Separation Road. Une sorte de coup de coeur qui peut s'arrêter aussi vite qu'il a commencé, mais bon, vous l'aurez deviné, si j'en parle, c'est que ces disques n'ont pas encore quitté mes oreilles.

Après une Intro de cordes qui plombe déjà l'ambiance, la voix d'Anna Ternheim qui chante en anglais avec cet accent suédois qui change tout débarque sur Girl Laying Down, piano de fond et ambiance sombre, avant une fin comme une délivrance sur les mêmes cordes. L'ensemble de l'album est emprunt de cette tendance un peu folk, relevé par des orchestrations par moments, comme sur le superbe Calling Love ou Lovers Dream (repris d'ailleurs avec Fyfe Dangerfield, chanteur des Guillemots, groupe que j'apprécie plus que beaucoup, comme quoi...), plus intimiste ailleurs, notamment sur Tribute To Linn ou Halfway To Fivepoints.


On décèle une atmosphère assez froide, et, peut-être (sans doute) un effet du subconscient, on a envie d'y associer les clichés scandinaves, ceux qu'on se fait dans la tête, les grandes étendues blanches et bleues, enfin quelque chose de pur... Remarquez, j'aurais aussi pu me rêver à Ikea mangeant des Krisprolls, c'est donc pas si mal pour des clichés. L'accent dur d'Anna Ternheim n'y est peut-être pas étranger non plus (enfin si, il est étranger, puisqu'il est suédois).




Separation Road apporte son lot de mélancolie, mais aussi de douceur, comme une grosse couette Ikea bien chaude sur Such A Lonely Soul, comme un bol jaune avec un soleil dessus (le modèle Kävpark) sur Today Is A Good Day, comme le soleil qui se lève sur le parking du centre commercial sur la mélodie de Feels Like Sand (une chanson du matin pour mettre le soleil jusqu'en Picardie). On a un peu l'impression que je raconte n'importe quoi, mais finalement cet album, en restant calme, navigue sur toutes les émotions.

Anna Ternheim termine avec trois chansons en versions naked (tu dis acoustique) ; Lovers Dream, une reprise de David Bowie China Girl, et Black Widow, qui montrent l'originalité de la voix de la suédoise (qui, disons-le, parle très bien le français comme l'atteste certaines versions de ses chansons).




Et le plus drôle, c'est qu'en comparant les artistes de pop - au sens large - scandinaves (ce qui exclut nos amis finlandais aux looks rebelles), j'ai l'impression de trouver les mêmes couleurs. Comme j'ai pas le temps de faire une analyse poussée sur les rapports conflictuels entre la chanson et la zone géographique, je terminerai, après vous avoir chaudement recommandé l'écoute de cet album, sur les ambiances associées sur All Music : "Nocturnal, Searching, Melancholy, Brooding, Reflective, Sad, Earnest, Wistful, Yearning, Poignant, Literate". La corde n'est pas livrée.


Clips

  Lovers Dream (avec Fyfe Dangerfield)


  Girl Laying Down



Écrit par mbfcs2 | Publié le 29 mai 2008


Commentaires battus
Posté par shifty, le 29.05.2008 à 10:11 [#1]
Merci pour la découverte...
Son univers musical (notamment sur Lovers Dream) et son univers graphique me fait beaucoup pensé à celui de Dionysos...
Posté par mbfcs2, le 29.05.2008 à 13:36 [#2]
Je me doutais bien qu'en mettant "Suède" tu passerais :)
J'arrive pas trop à voir le rapport avec Dionysos par contre, ou alors tu parles de la mise en scène des clips ?
Posté par MiTcX, le 30.05.2008 à 19:42 [#3]
Mis à part le fait qu'elle soit d'origine parfaite, je trouve sa musique vraiment sympa. En même temps (ou en différé), tout ce qui est mélancolique me touche.
Par contre niveau artwork, j'aime pas trop la barre rouge en bas dans ses clip...m'enfin, question de goût.
Posté par mbfcs2, le 30.05.2008 à 19:52 [#4]
Ouais mais attends, la barre rouge est proportionnelle à la durée, c'est fort non ? Sinon je pense que y a pas que la mélancolie qui te touche, enfin je m'avance un peu.

Bon, j'ai pas encore eu de "c'est tout naze", ça m'étonne.
Posté par Lord_Jago, le 30.05.2008 à 20:07 [#5]
Puisque tu le veux : c'est tout naze !
Enfin, j'dis ça... J'en sais rien, j'ai pas encore écouté.
Posté par mbfcs2, le 30.05.2008 à 20:09 [#6]
ah, je m'attendais plus à Binôme, mais ça me fait plaisir quand même.
Posté par Lord_Jago, le 30.05.2008 à 20:23 [#7]
J'ai écouté. Et effectivement, c'est tout naze. Bonne soirée^^
Posté par mbfcs2, le 30.05.2008 à 21:18 [#8]
On te fera signe quand elle se laissera pousser les cheveux, la barbe et qu'elle s'achètera une double pédale pour ses breaks de batterie.
Posté par Lord_Jago, le 02.06.2008 à 23:53 [#9]
Ce que tu peux être tatillon....
Posté par mbfcs2, le 03.06.2008 à 00:35 [#10]
"de toutes façons t'aimes rien"
Posté par mr.suaudeau, le 02.03.2009 à 02:41 [#11]
Cet album est grand, les sensations qu'il me procure sont citées dans cet article, mais il y en a tellement d'autres. Seulement 10 chansons (si je compte pas les nakes versions ni l'intro) et l'impression à la fin d'avoir parcouru un monde d'Ouest en Est et de finir lessivé et comblé. Une note négative pour bien finir: Lovers Dream en duo avec Fyfe, c'est pas beau du tout.
Posté par mbfcs2, le 02.03.2009 à 03:27 [#12]
Ah non, tu viens tout gâcher ! J'aime beaucoup Fyfe Dangerfield, et ce qu'il fait avec Guillemots (bon le deuxième est un peu moins bien, mais ça reste très passable), et je trouve que le duo est très surprenant, surtout éloigné de la version (et la voix) d'Anna.
Sinon j'ai toujours pas pu départager les deux premiers albums de la demoiselle, mais effectivement celui là fait vraiment voyager. C'est bête mais j'ai aucun mal à lui donner un côté nordique, avec ses clichés, et je suis sur que je l'ai déjà dit, j'ai du parler aussi de la chanson du dimanche matin quand le soleil chatouille les pieds par les volets entrouverts ? Putain je radote (je lis même pas je suis sur que c'est ça que j'ai écrit)
Posté par mr.suaudeau, le 02.03.2009 à 20:29 [#13]
Ouais, Papy, tu dis tout pareil que ta chronique 3 lignes plus haut, hé hé. Moi j'étais à fond sur Somebody Outside, et j'ai attendu longtemps avant d'oser défricher Sepration Road. Comme Anna le dit dans le mag que tu cites en lien, le premier album, c'est des chansons qui ont maturé longtemps, alors que le deuxième c'est fait forcément sur un laps de temps plus court.

Ben nonobstant l'augmentation des moyens techniques, honnêtement, là où les titres de Somebody Outside sont des ballades folk classiques mais pleines d'agréables surprises, petites subtilités qui font la différence ave le commun des artistes du genre, ceux de Seperation Road possèdent le truc en plus, des mélodies qui attérissent direct dans ma face et une force évocatrice rare dans la musique des années 2000. Et ce sur tout l'album donc chapeau Madame.
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