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Chroniques d'albums

She Wants Revenge - 2007 - This Is Forever

TRACKLIST
1. First love / 2. Written in blood / 3. Walking away / 4. True romance / 5. What I want / 6. It's just begun / 7. She will always be a broken girl / 8. This is the end / 9. Checking out / 10. Pretend the world has ended / 11. Replacement / 12. All those moments / 13. Rachael / 14. ...And a song for Los Angeles /
On vous avait déjà parlé de She Wants Revenge à l'occasion du premier album éponyme (ou le contraire, peu importe), et comme on aime faire les choses bien, on revient pour la sortie du deuxième album du groupe, This Is Forever, sorti le 09 octobre 2007. En plus, chroniquer un deuxième album, c'est tout de suite plus marrant : alors l'album de la maturité ? l'album de la confirmation ? She Wants Revenge a-t-elle eu gain de cause ?
Le premier album sorti en 2006 avait posé une teinte new-wave dans le sens pur du terme sur le groupe, c'est-à-dire un son très électro, très sombre, dans l'esprit darkwave des années 80, la production actuelle en plus. Et en dehors de tout cliché lié au second album, This Is Forever permet de savoir comment le son du duo californien évolue.

En guise d'apéritif, First, Love est une intro instrumentale dans les régles de l'art électro, avec l'entrée progressive et calibrée du rythme (on va pas parler de batterie quand même), des nappes puis des "trois" notes de piano. Et puis c'est Written In Blood, deuxième extrait de l'album, et plus moyen de se tromper. Boîte à rythmes, bases de lignes de base, voix toujours grave et débitante de Justin Warfield. Le son est super carré, ça déborde pas d'un poil, comme un cahier des charges à respecter à la règle. Côté chanson, les couplets sont chantés sans plus de variations, les refrains posent quelques mélodies, mais le chant reste grave et froid. Pour la darkwave, c'est gagné.

Walking Away reprend les mêmes bases, lignes de base classiques et épurées, mais avec un chant plus mélodieux et surtout un refrain qui voit la première apparition des synthés en tant qu'apport musical et non comme nappage de fond. Surtout, le refrain est accrocheur, et on retrouve là le groupe qui sait transformer des samples a priori simples en autre chose que des chansons impersonnelles. Arrive alors le premier single de l'album, True Romance, avec son intro piège qui fait penser que tout change, avant que ne débarquent la boîte à rythmes qui tâche et ce que j'ai coutume d'appeler les prouts numériques, ces sons électro typiques des synthés. Mais là encore, le chant rend le morceau entraînant, accompagnant parfaitement les paroles leitmotiv de She Wants Revenge sur les relations débridées amoureuses (I know that you never loved me / I know that you never cared at all / Maybe just one more dance cause / That's as close as were gettin' to a true romance).





Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, What I Want reprend la même formule, jouant un peu, mais alors un peu, des changements de lignes de bases qui sont plus travaillées, ajoutant un riff de guitare dans les couplets (qui fait vraiment penser à celui de I Feel You - voire Martyr - de Depeche Mode, puisqu'on échappera pas à la comparaison), guitare qui vient d'ailleurs se greffer au refrain pour quelque chose qui tendrait presque vers la pop. Quant aux violons aux synthés, alors là c'est *magique*. Je crois que je n'aurais pas de recul je trouverais ça complètement ridicule...


Comparons Depeche Mode et She Wants Revenge :







It's Just Begun a juste piqué l'intro au piano d'une compo que j'avais faite en midi, mais bon, je leur en veux pas, j'en aurais fait de la merde. A la place, She Wants Revenge la transforme rapido en y ajoutant des nappes et une boite à rythmes, pour en tirer une chanson plutôt sombre qui se perd malheureusement, malgré encore une fois des paroles qui se prêtent parfaitement à la mélodie. She Will Always Be A Broken Girl plonge la tête en avant dans les années 80, la basse ultra simplifiée reprend ses droits et la mélodie est juste appuyée de quelques notes de synthés tout ce qu'il y a de plus synthétiques. Et encore une fois, un refrain plus lisse, plus mélodique, et qui ressemble comme deux gouttes d'eau à These Nights sur le premier album. On note quand même un final plus énervé, tout en progression, qui produit son petit effet. Pour This Is The End, la recette est encore un peu plus simplifiée, voire un peu trop pour le coup ; on a l'impression de tirer sur un fil, et la chanson est débitée sur un même ton sans s'arrêter, sans marquer de changement de tempo ni même de véritables variations dans le chant, alors que les synthés peinent à relever la chanson.


Comparons She Wants Revenge et She Wants Revenge :







Arrivé à ce stade de l'album, on a compris que la méthode sera usée jusqu'à la corde. Checking Out subit le même sort, les couplets font assez bloc, et on a du mal à en tirer un rythme ou une mélodie quelconque (même si elle existe vraiment). Il ne s'agit que de propulser un refrain, qui pour le coup est bien ficelé, lancé par un mini-riff fort sympathique. On gagne un break instrumental presque dispensable mais qui a le mérite d'exister (ça change un peu...). Pretend The World Has Ended se risque à appliquer une vraie mélodie au chant, et c'est uniquement celle là qui découpe la chanson, tant la mélodie de fond - bien qu'elle ne soit pas désagréable - est assez peu variable. Heureusement, on en tire une chanson qui se construit autour de ce chant et y gagne en émotion (qui est toujours aussi sombre).

Replacement débute épurée de toute boîte à rythmes, la rythmique étant assurée par les autres instruments. Ce titre est un peu particulier puisque même s'ils restent assez calibrés, les sons des boîtes à rythmes (parce qu'elle arrive quand même), du synthé et de la guitare sont bien plus variés qu'à l'habitude, permettant ainsi une chanson complète au refrain marquant (mais toujours appuyé par les nappes, faut pas rêver). Après l'instrumental All Those Moments, comme une réponse au titre d'ouverture, un Rachael peu inspiré amorce la clôture de l'album, voix trafiquée à base d'échos, mais usant toujours la même méthode à base de refrains en fer de lance. Pour finir, après nous avoir fait le coup de la plage 66 sur le premier album, le bonus track se trouve juste à la suite des autres titres, n'étant qualifié de bonus track qu'à la faveur de la pochette. ...And A Song For Los Angeles, dédiée apparemment à cette ville de Créteil City, est une chanson dont le nom fait penser à ce jeu d'enfants : "et une bouchée pour maman...". Là, pareil. On rajoute une énième chanson, identique dans sa construction, pour Los Angeles. Je serais Los Angeles, je serais content moyen moyen.

Vous l'aurez compris, sauf si vous avez sauté les six derniers paragraphes, cet album varie très peu sur la construction des chansons. On aurait presque gagné à ne chroniquer que les refrains... This Is Forever remplit cependant son rôle d'album électro à la sauce darkwave, assez sombre, mais manque singulièrement de mélodies changeantes et de prises de risques. L'album reste bon pour celui qui apprécie ce genre de musique, je dois même dire qu'il me plaît beaucoup, même si mon esprit critique ne peut s'empêcher de voir les grosses ficelles ; ça me rappelle quand j'écoutais de la Caca-Dance, toutes les chansons étaient pareilles, mais comme j'aimais bien, ça me dérangeait pas du tout. On reste donc un peu déçu, il semble manquer cette petite étincelle malgré quelques titres vraiment réussis, et on a envie de foutre un coup de pied au cul des chansons pour qu'elles donnent plus, mais c'est pas physiquement facile.

Clips
Written In Blood



True Romance

Écrit par mbfcs2 | Publié le 15 février 2008


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