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Chroniques d'albums

Depeche Mode - 2005 - Playing The Angel

TRACKLIST
1. A Pain That I'M Used To / 2. John The Revelator / 3. Suffer Well / 4. The Sinner In Me / 5. Precious / 6. Macro / 7. I Want It All / 8. Nothing's Impossible / 9. Introspectre / 10. Damaged People / 11. Lilian / 12. The Darkest Star /
Quatre ans après Exciter, Depeche Mode revient avec Playing The Angel, un album qui se veut un peu plus éloigné du son électro-minimaliste de son prédécesseur. Pourtant, Playing The Angel ne prend en rien les couleurs pop des années 80 annoncées par les deux premiers singles, Precious et A Pain That I'm Used To, qui s'avèrent plus être des produits d'appel pour passage radio. L'album, sans doute un peu trop vite comparé à Violator par des critiques presse qui se sont empressés de balancer ce qu'ils venaient de lire dans le guide de la disocthèque idéale de la FNAC, n'est cependant pas à jeter, loin de là.
Et la première écoute s'avère déroutante. Forcément influencé, on s'attend à des sons pop-electro comme on n'en fait plus depuis les années 80. Seulement voilà, Exciter semblait avoir annoncé le virage du groupe, parce que nécessairement, on ne fait pas les mêmes chansons à 20 ans qu'à 45. C'est donc un mélange de chansons pop - il en faut -, de click'n'cuts, auxquels sont revenues se greffer les harmonies qu'on croyait un peu oubliées.

Dave Gahan (et ses chaussures toujours aussi improbables), le chanteur pour ceux qui ne suivent pas, a enfin eu le droit de mettre la main à la pâte, en signant trois titres avec ses amis Christian Eigner (le monsieur qui fait peur avec sa batterie sur scène) et Andrew Phillpott. De l'autre côté, le songwriter habituel, le collectionneur de bonnets Martin Gore trifouillait ses instruments pour nous sortir, au final, un album de 12 titres (dont un interlude musical que l'on qualifiera de superbement inutile), produit par Ben Hillier.

Pour cet album, les trois gars (avec Andrew Fletcher donc, le gars qui fait semblant de gratter trois cordes dans les bonus du DVD) ont donc paru retrouver de leur envie et su repartir sur de nouvelles bases en s'entourant de nouvelles personnes, pas forcément archi-fans de DM, donc sans a priori. C'est ainsi que le son des synthés analogiques a été préféré, mais c'est un peu de la branlette de technico-fan, parce qu'une bouse en numérique reste une bouse en analogique.

Heureusement, il n'y a pas eu besoin de ça. Playing The Angel s'ouvre donc avec A Pain That I'm Used To, le second single. Il s'agit là d'une chanson pop, avec son lot de guitares saturées et un rythme bien entraînant (dont un refrain vraiment bien foutu), mais facilement abordable, assez pour espérer le voir bientôt sur M6. Dans la même lignée, Precious, le single qui tourne déjà sur les ondes, est une chanson qui porte la patte de Martin Gore, avec son "riff de synth" qui n'est évidemment pas sans rappeller celui de Enjoy The Silence. Si la comparaison s'arrête là, Precious reste une chanson vraiment réussie, aux sons 80's qu'on aurait presque pu croire ringards.

On trouve sur l'album des titres plus lourds (au niveau du son s'entend) comme John The Revelator, où Gahan force sa voix pour lui donner un côté rocker sur des basses électro. Sauf que voilà, le titre s'emporte vraiment, comme une montée continuelle, les nappes de synthé et les breaks électro venant s'ajouter sans trop en faire, rendant le titre bien plus entraînant qu'un The Dead Of Night gratuit (ouah je balance moi).

Concernant les titres de Gahan et de ses acolytes, ils offrent le côté rapide de l'album pour équilibrer avec les titres plus lents de Gore. Du coup, Suffer Well s'en tire bien, reprenant quand même la bonne vieille recette des harmonies qui vont bien (les trois titres font d'ailleurs la demonstration de la complémentarité des voix de Gahan et de Gore) et des sons electro. Pour me faire mentir, I Want It All calme le jeu et offre une chanson sans plus, mais qui ne fait pas tâche pour autant sur l'album. En revanche, Nothing's Impossible est un temps fort de Playing The Angel, où Depeche Mode semble se souvenir de ses périodes sombres (pour peu qu'ils les aient quittées un jour). La mélodie grave et la voix à peine trafiquée de Gahan ressemblerait presque à un titre vieux de dix ans remis à l'ordre du jour, juste ce qu'il faut pour en faire un excellent titre d'album.

Martin Gore n'est pas en reste, puisqu'il entonne ses deux chansons, à savoir Macro et Damaged People, emmené par l'intro-interlude Introspectre. Macro affiche d'entrée l'ambiance de l'album solo de reprises de Gore, Counterfeit², avec un couplet minimaliste plein de vocalises, avant que le refrain arrive, venant rappeller que le Monsieur est quand même le Monsieur de Depeche Mode, et qu'il va y mettre sa touche Made In DM. Voilà donc les cordes arriver, un refrain tout en harmonie porté par la voix de Gore (que les fans - les vrais, les durs, bien entendu - auraient parait-il du mal à supporter...) et un break en grosses caisses, histoire, sans doute, d'avoir des arguments pour la jouer en live.

Damaged People ressemble à Macro dans son squelette, avec un refrain tout aussi bien porté et des couplets qui vont pouvoir dérouter là aussi le "vrai" fan de DM, mais pas forcément le fan objectif. On serait tenter d'associer à ces deux titres The Sinner In Me, chanté par Gahan cette fois, un morceau qui fait un peu bouche-trou, mais qui, là non plus, ne fait pas tâche et se laisse écouter (surtout pour ce break totalement inattendu).

L'album se termine avec des titres révelateurs des deux côtés de Depeche Mode : d'un côté la chanson "uptempo" avec Lilian, de l'autre la chanson d'album avec ses montées avec The Darkest Star. Lilian, avec la voix de Gahan un peu saturée et les rythmes presque Jacky sans jamais les atteindre, indique donc que Depeche Mode n'a jamais perdu de vue les titres plutôt dansants autres que ceux plein de guitares saturées. The Darkest Star rappelle les titres d'album, ces titres que l'on entend jamais à la radio mais qui font toute l'ambiance. On y retrouve forcément la combinaison entre le piano classique et l'electro qu'il a fallu mettre un peu partout, et parfois un peu trop.
La montée progressive du morceau, qui est le plus long figurant sur un album de DM à ce jour, permet à PTA de finir en beauté, sur un joli bouquet final.

Playing The Angel n'est donc pas le nouveau chef-d'oeuvre qui va remplacer les anciens albums de Depeche Mode, mais il n'est surtout pas un album feint : on y retrouve ce qui a fait Depeche Mode, à savoir les harmonies bien senties, les riff électro, mélés aux click'n'cuts peut-être un peu trop mis en avant sur Exciter. Pas l'album qu'on attendait, mais sans aucun conteste un album réussi, qui a sa place parmi les meilleurs albums du groupe.
Écrit par mbfcs2 | Publié le 22 novembre 2005


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