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Chroniques d'albums

The Beatles - 1969 - Abbey Road

TRACKLIST
01. Come Together
02. Something
03. Maxwell's Silver Hammer
04. Oh! Darling
05. Octopus's Garden
06. I Want You (She's So Heavy)
07. Here Comes The Sun
08. Because

09. You Never Give Me Your Money
10. Sun King
11. Mean Mr. Mustard
12. Polythene Pam
13. She Came In Through The Bathroom Window
14. Golden Slumbers
15. Carry That Weight
16. The End
+ Her Majesty
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Les Beatles. Si l’on omet le cas Franck Michael, quasi surnaturel, et ça rime, Les Beatles sont, et resteront (ceci n’est en aucun cas une prévision Elisabeth Tessier mais plutôt un simple trait de bon sens) les musiciens les plus connus et reconnus du 20ème siècle.

Une carrière à faire pâlir de jalousie n’importe quel artiste, une œuvre discographique panthéonesque, foisonnante d’idées qui donneront naissance aux genres musicaux développés les années suivantes. Helter Skelter ne fut-il pas, avec ses guitares saturées et sa voix presqu’éructée, la première chanson hard rock, Tomorrow Never Knows et sa boucle rythmique hypnotique, le premier titre techno ?

A la fin des sixties, les petits gars de Liverpool, comme Gainsbourg les appelait dans son hit Qui est In, Qui est Out, vivaient comme maris & femmes depuis une dizaine d’années. Les tensions s’accumulaient, Lennon se perdait dans le LSD, la gestion de l’après Sgt Pepper (admirable pierre angulaire de la pop psychédélique et réponse sans appel du groupe à la presse qui les pensaient finis (imaginons ici les visages livides des plumitifs lors de l’écoute, au choix, d’A Day In The Life ou de Lucy In The Sky With Diamonds…)) se révélait ardue.

Pire, le dénigrement critique de leur film Magical Mystery Tour entamait leur confiance, et la passion dévorante de John pour Yoko Ono, présente à toutes les sessions d’enregistrement depuis le premier jour de la confection du Double Blanc, exaspérait les trois autres scarabées.

Le film Let It Be, témoignage de l’enregistrement de l’album du même nom traduit bien ces malaises au sein du groupe. Il sortira après Abbey Road, mais ce dernier n’en demeure pas moins l’effort final des Beatles, enregistré dans les désormais mythiques studios londoniens du même nom, ou les quatre garçons dans le vent se réunirent une ultime fois à la demande de George Martin en 1969.

Mélancolique, aux harmonies polyphoniques très riches, Abbey Road débute par une chanson bluesy, le hit Come Together de Lennon, dont le titre fut inspiré par le slogan "Come together, join the party" du gourou du LSD Timothy Leary pour sa campagne de gouverneur en Californie.

Il est suivi de la plus belle composition de George Harrison, Something, une magnifique chanson d’amour aux arrangements subtils et profonds. George prouvait une fois de plus qu’il était l’égal des deux compositeurs principaux du groupe.

Maxwell's Silver Hammer, chanson typique de Mc Cartney lui succède, faisant appel au synthétiseur Moog, un tout nouvel instrument encore très peu utilisé à l’époque. Un des titres haït par Lennon, qui lui fera déclarer dans Playboy des années plus tard :
« je la déteste... il nous l’a fait répéter un million de fois. Il a tout tenté pour en faire un single et ça n’en a jamais été un et ça n’aurait jamais pu en être un... on a dépensé plus d’argent sur cette chanson que sur n’importe laquelle des autres de l’album. »

Oh! Darling, le titre suivant, est aussi une composition de Paul, qu’il chante de façon magistrale, prouvant une fois de plus qu’au-delà de ses talents de mélodiste il est aussi un incroyable chanteur rock. John, surement un peu jaloux, pensait qu’il l’aurait bien mieux chanté que son acolyte, prétextant qu’elle était plus de son registre : à l’écoute, on se dit pourtant que personne n’aurait pu mieux l’interpréter que Macca, tant sa voix est chargée d’émotion, faisant éclater le cliché John-le-rocker / Paul-le-gentil-chanteur-pop.

Octopus’ Garden est chantée et écrite par Ringo, et s’avère une chanson spontanée et gaie, dans la veine d’un Yellow Submarine, certainement la plus belle réussite du batteur.

La face A de l’album s’achève avec l’un des titres les plus complexes enregistrés par les Beatles, I Want You (She's So Heavy) qui subit une multitude de changements de tempos, sur un riff lourd et sombre de Lennon, appuyé par un chorus de synthé moog, des guitares de George et John, et de nombreux overdubs. La partie basique de la chanson a été enregistrée 35 fois avant de subir ces changements. Au moment de finaliser les dernières touches de la face A de l’album et à l’écoute du mix final du titre, John dit « Ici ! coupe le morceau ici ». Geoff Emerick s’exécuta, et ce fut la fin (abrupte) de la face A.

La face B d’Abbey Road commence par la seconde composition d’Harrison, Here Comes the Sun, qu’il composa dans son jardin une journée ensoleillée d’été aux côtés de son ami Eric Clapton, ce qui lui confère cet aspect léger et brillant, appuyé par les arrangements de cordes toujours bien sentis de George Martin.

Because est un interlude s’éloignant de la classique structure des morceaux pop de l’époque, sans rythmique, aux chœurs très travaillés, plaqués sur une lancinante mélodie d’ harpsichord électrique joué par George Martin, un véritable travail d’orfèvre musical.

La suite de la face B d’Abbey Road est composé d’un medley de plusieurs titres inachevés, fantastiquement liés les uns aux autres, et qui forme une mini symphonie pop des plus réussies.

You Never Give Me Your Money, Sun King, Mean Mr. Mustard, Polythene Pam, She Came In Through The Bathroom Window, Golden Slumbers et Carry That Weight forment un splendide collage qui n’apparait jamais poussif ou artificiel, bien au contraire.

C’est le court The End qui clôt faussement ce qui restera l’album le plus abouti de la musique pop, car se trouve après un blanc de quelques secondes un autre mini titre de 23 secondes, caché celui la, Her Majesty, qui évoque la reine d’angleterre d’une bien curieuse façon :

Her Majesty is a pretty nice girl
but she doesn't have a lot to say
Her Majesty is a pretty nice girl
but she changes from day to day
I'm gonna tell her that I love her a lot
but I gotta get a belly full of wine
Her Majesty is a pretty nice girl
someday I'm gonna make her mine
oh yeah, someday I'm gonna make her mine.


C’est une chanson de Paul qui ne souhaitait pas la voir figurer dans le medley final. L’ingénieur du son chargé de la supprimer préféra la déplacer à la fin de la face B après un long blanc, et Mc Cartney trouva l’astuce amusante et le rendu intéressant.

Elle ajoute une note ironique et légère à l’ensemble, en contrastant avec la grandiloquence et le sérieux de The End, dont les derniers vers d’une magnifique simplicité résument, en une sorte de maxime, la vie et l’aventure des Beatles et au-delà, une sorte de règle universelle sur l’amour.

« And in the end,
the love you take
is equal to the love
you make. »
_

Écrit par Axl | Publié le 30 janvier 2005


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