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Vu en concert

[Live] Main Square Festival
@Arras - 5 juillet 2013

Pas vraiment enthousiasmés par les diverses programmations des festivals de cet été (ou du moins ceux qui sont à notre portée), le quota annuel de festival se sera cette année reporté sur la journée du vendredi du Main Square d'Arras. Comme souvent, les groupes qui nous intéressent le plus ont choisi le vendredi pour visiter le Pas-de-Calais, et je suis vraiment désolé pour ceux qui considèrent que Mike + The Mechanics (samedi) ou Indoch... (dimanche) seront les moments phares du week-end.


La première bonne surprise, et elle est à noter parce que ce n'est quand même pas monnaie courante, c'est la facilité et la gratuité du stationnement (monnaie courante, gratuité, celle-là elle est cadeau). Bon, on se sera un peu échauffé les jambes avant d'entrée sur le site de la citadelle où se tient le festival, mais pouvoir marcher plus d'un quart d'heure dehors sans être mouillé, c'est toujours ça de pris. Les sandouiches sont au rendez-vous, il n'y aura pas besoin de passer par les stands de bouffe, y compris ceux qui proposent la désormais célèbre Andouillette d'Arras. Pas de Mégassiette dans le coin, ça s'annonce donc difficile pour trouver de la qualité. Tant pis, on va vraiment être obligé de s'intéresser à la musique.

Il y a déjà un peu de monde dans le public du Main Stage où se termine le set de Rival Sons, bien trop dans leur délire pour qu'on puisse rentrer dedans. Eh oui, contre toute attente, il est presque 18h sur Arras et la nuit n'est pas encore tombée ; alors, le chanteur qui s'égosille me fait l'effet d'un Robert Plant de salle des fêtes. Ça n'est pas forcément envoutant.


Le premier concert attendu est celui des écossais de Biffy Clyro. On croise ça et là des djeunz arborant des références au groupe, mais ce n'est rien comparé à la horde de fans de Green Day qui défile (et aux fans d'Indochine et de Rammstein, mais eux sont partout et ont bien envie de le montrer). Me voilà enfin face au dernier groupe restant à voir sur ma liste des artistes que je suis assidument. Le seul souci, c'est que depuis quelques temps, Biffy Clyro a délaissé ses premiers albums pour se concentrer sur les trois derniers, bien plus propres et standardisés, plus enclins aussi à rattraper les oreilles de ceux qui auraient eu peur des méandres des premières compositions. A tel point que par plusieurs fois, je me suis emmêlé entre le couplet d'une chanson et le refrain d'un autre, chose que j'avais déjà constatée sur le dernier album, mais encore plus frappante avec le son pas toujours évident du live.

Les écossais, emmenés par un Simon Neil et sa décoloration steevyesque, se rattrapent avec des envolées de guitares dont ils ont le secret, mais je ne peux que regretter de ne pas voir ici de trace de titres un peu plus chiadés, quand on voit l'impression laissée par Living Is A Problem Cause Everything Dies. Cela dit, c'est tout sauf une surprise, et on se ne boudera pas notre plaisir à écouter le groupe qui assure le show. Il faut dire que pour ça, ils sont aussi aidés par Mike Vennart, leur guitariste live qui, à défaut de se mettre torse nu comme les membres du groupe, nous aura gratifié de quelques low-kick tout à fait appréciables, à en devenir notre idole de fin de set. Quant à Biffy, si on met de côté la relative frustration du choix des titres et de leur potentiel live, on n'est loin d'être déçus.


Échaudés par l’expérience traumatisante de notre précédente édition du Main Square (appelée dans le jargon le "suicide d'aller chercher à boire alors qu'on est super bien placés pour Arcade Fire alors qu'on s'est tapé tout le concert de The National devant et que du coup on va voir Win Butler entre un poteau et un agent de sécurité le long d'une barrière en fond de fosse alors qu'on était tout devant y a deux minutes"), on squatte les abords du Main Stage qui se remplit dès la fin du concert de Biffy Clyro. Et pas pour rien : pour voir Jareeeeeeeed. Oh oui. Mon Jared Leto. Jared, dont le groupe 30 Seconds To Mars s'est affranchi d'un nouveau logo dont les fans ont déjà repris le modèle sur leurs mains, leurs fronts, leur nombril, enfin à peu près tout ce qui dépasse du t-shirt.


C'est un peu à se moment-là qu'on aurait du se dire que ça commençait vaguement à sentir le caca. Parce que pour résumer, j'ai, j'avoue, particulièrement aimé la première vie de 30 Seconds To Mars, celle des deux premiers albums. Et puis voilà que le groupe de Jared s'est subitement mis à mettre des rondeurs à ses titres, de quoi rameuter les foules d'adolescents. Un peu comme Biffy, tiens. Et là, on atteint des sommets de grandiloquence à en faire pâlir les Killers. A grands renforts de mise en scène, 30 Seconds To Mars orchestre une sorte de mini révolution à base de l'amour c'est beau faisons l'amour tous ensemble. Le concert met un peu de temps à se mettre en place à cause d'un projecteur à réparer, et pendant ce temps, voilà que deux mecs en costards, masqués, viennent se pointer sur les côtés de la scène. Tiens. Puis, à l'ouverture du set, quatre personnes cagoulées viennent taper sur des tambours. On attend les chevaux et le feu d'artifice. Pour les cris, il suffit d'écouter le public : l'arrivée de Jared provoque l'hystérie. C'est bien simple, il n'y en a que pour lui. Ah ça, on ne peut pas lui reprocher de ne pas assurer le show : il bouge, il ameute, il harangue, et il chante vraiment bien (si si).


Le seul petit souci réside autour des titres qu'il va chanter. Et là, on est dans du lourd : Jared devient Jared "jump !" Leto, il demande de sauter, tout le temps. Le mur d'images derrière lui affiche les paroles, mettant l'accent sur les mots phares à base d'amour et de cohésion sociale (ouais pour le dernier je suis pas sur). Ça parle de révolution, ça balance des "This Is War", Jared répète à l'envi son "Search And Destroy". On comprend que dans ce contexte, l'idée est de reprendre les thèmes de leur dernier album ; ça ravit évidemment la majorité des fans, qui seront définitivement conquis quand Jared paradera avec le drapeau français, balançant des phrases magiques ("Jeudore la France", "La France c'est trop beau", "La France putain trop génial" [adaptation libre, mais dans ce style]), mais pour nous, s'en est trop. Jared, tu es vraiment pas mal hein, mais là, on décroche. On décidera de partir au moment où deux mecs viendront faire une démonstration de trampoline sur scène (!). Les vrais fans seront conquis, c'est l'essentiel.

Direction la scène du GreenRoom sponsorisé par une célèbre marque de bière qui n'est pas la marque pouce pour voir Bloc Party. Alors là, le risque est grand : le groupe est l'auteur d'un de mes meilleurs concerts, mais ce n'était évidemment pas dans les mêmes conditions. L'envie de les revoir est aussi grande que la peur de les voir balancer un set sans envie, eux qui ont annoncé faire une (nouvelle) pause à la fin de la période des festivals. C'est d'ailleurs Sarah Jones qui remplace le batteur Matt Tong pour cette série de concerts d'été. Les Anglais entrent sur scène avec une vingtaine de minutes de retard, ce qui sera suffisant pour faire abdiquer ceux qui comptaient profiter du début avant d'aller voir Grindé. Et vous savez ce qu'il se passe quand un groupe a du retard en concert ? Les écrans géants n'ont plus de publicités à diffuser, dès lors les cameramen et le réalisateur s'en donnent à cœur-joie pour scruter le public à la recherche des déguisements et des filles-sur-les-épaules. Sauf que ces mêmes filles nous ont donné un sacré spectacle en se lançant dans un concours de montrage de soutif du plus bel effet, vite rejoint par des concurrents de sexe masculin beaucoup moins regardants sur la proportion de corps qu'ils s'autorisaient à montrer.

Bizarrement, en dépit de cette montée inattendue de chaleur humaine, le début du concert de Bloc Party sera incroyablement mou, donnant une sensation de langueur assez bizarre. Le groupe lui-même n'a pas l'air d'être dedans. Il n'y a clairement aucune cohésion, aucun échange entre les membres. On dirait que le groupe assure le boulot, et rien que ça. L'ambiance n'est pas franchement terrible, et on comprend alors les quelques critiques apparues après leur set de Solidays le week-end précédent. Le traditionnel "So Fucking Useless" laissé au public lors de Positive Tension tombe à plat, Kele mâchouille son chewing-gum, merde les gars, qu'est-ce qui va pas ?


C'est pourtant avec des titres de Silent Alarm et de A Weekend In The City que le groupe avait assuré en ouvrant son show, enchaînant avec des titres plus récents issus de Four (Team A / Real Talk / Octopus), très propres mais sans doute un peu trop. Et puis voilà que l'inattendu se produit, voilà que venu de nulle part, un énorme ballon Deezer commence à se balancer dans la foule, poussé de mains en mains, alors que la nuit tombe. C'est à ce moment-là que Bloc Party entamme Song For Clay, l'enchaine à Banquet, balance One More Chance. Oh bordel, ça prend là, ça devient bon ! Kele danse, Kele rigole, ça bouge et ça remue des fesses, tout à basculé en quelques minutes. La fin du set est tellement plus jouissive, avec des titres forcément plus emballants, de Flux en passant par le dernier sorti Ratchet, jusqu'au classique final Helicopter qui produit toujours son petit effet. Sensation bizarre pour ce concert, mais joie de ne pas rester sur une note négative.

Le grand concert de ce soir, c'est sans aucun doute celui de Green Day. Pour moi, c'est tout à fait le genre de groupe que je n'écoute pas mais qui doit être sympa à voir en festival (c'est ce qu'on appelle également le syndrome Sum41). Inutile de dire que la foule s'est massée devant le Main Stage et que c'est des profondeurs que nous apercevrons Billie Joe et ses potes. Le set est déjà bien entamé, c'est pendant le classique Boulevard Of Broken Dreams que nous arrivons. Les jambes sont déjà lourdes, bordel on se fait vieux, et assister au concert de loin sera très bien, finalement. T'as pas une verveine sous la main ?


Ça saute de partout, l'ambiance est vraiment bonne, il y en a pour tous les goûts. Clairement, Green Day est un groupe fait pour la scène et c'est difficile de ne pas se prendre au jeu. N'étant pas connaisseur, il y a un bon paquets de chansons que me filent sous le nez alors qu'autour de moi ça reprend à tue-tête (l'expression est si bien trouvée). Il y a heureusement ce couple d'amoureux, pas encore tout à fait ex mais pas loin, qui pimente un peu plus encore le spectacle. Sur scène, Green Day parcourt son répertoire - ah tiens celle là je la connais ! -, fait monter un fan sur scène pour participer à un de leurs morceaux, et enchaînent sur Basket Case, qui est, c'est vrai, mon cheval gagnant. Le groupe a prévu de jouer pas loin de deux heures (il y aura en tout 25 titres joués ce soir), mais puisque l'appel de la couette se fait de plus en plus sentir (mais comment on faisait avant ?), j'insiste pour aller voir le début du set d'Enter Shikari qui vient de débuter sur la Green Room.

On ne peut pas dire que je sois un habitué du groupe, mais j'ai toujours adoré leur titre Anything Can Happen In The Next Hour. Je connais vaguement leur univers, et j'avais donc envie de voir ce que ça donnait sur scène. Eh bien on peut dire que ces gars-là se donnent à fond. Ça bouge bien, et évidemment ça hurle et ça crie. Mais ça envoie du pâté comme il faut, et du bon, genre du pâté au confit d'oignons (oui il est bientôt une heure je commence à crever la dalle). On ne restera que le temps de deux titres, mais c'est suffisant pour constater que ce groupe dégage une énergie folle.


Mais les jambes ont parlé. Elles ont pris le dessus sur l'envie de veiller et d'assister, dans plus d'une heure encore, au concert de The Prodigy (THE PRO-DI-GUY). En partant, American Idiot résonne dans les voutes de la Citadelle. Ce sera la dernière mélodie d'une journée bien remplie, qui, même si elle a amené son lot de déceptions, s'est avérée au final plus que satisfaisantes. Et non seulement nos sandouiches n'ont pas pris l'eau, mais en plus, on a vu Jareeeeeeeeeeeed !

Et en bonus, quelques photos...












Écrit par mbfcs2 | Publié le 07 juillet 2013


Commentaires battus
Posté par Lord_Jago, le 10.07.2013 à 00:33 [#1]
Jared parle-t-il toujours autant entre deux chansons qu'il est beau ? Ne pas assister au concert de Prodigy relève de la faute professionnelle. Je tuerais pour les voir... Et oui tu te fais vieux !
Posté par mbfcs2, le 10.07.2013 à 13:59 [#2]
Bah ouais, en allant voir The Prodigy, j'aurais sans doute tué sur la route !
Mais bon, j'étais pas tout seul à décider... Et puis j'avais envie de rêver de Jared (Jared parle tout le temps, pendant les chansons aussi, de toutes façons c'est de la propagande et c'est tout)
Posté par mr.suaudeau, le 10.07.2013 à 22:13 [#3]
Comme on dit à Vincennes, merci pour le CR, j'ai kiffé!
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